Comment conjuguer éthique et investissement ?


Indépendance financière, Investissements / mercredi, octobre 3rd, 2018

person s left hand holding green leaf plant

Cette semaine est dédiée à l’investissement responsable et j’ai souhaité faire un focus particulier, après avoir évoqué le financement participatif sous toutes ses formes (crowdfunding, crowdlending et crowdequity).

Quand on se dit intéressée par l’investissement, les réactions peuvent être parfois surprenantes. J’ai un de mes collègues qui m’a lancé, un brin sarcastique, qu’il me croyait de « gauche » et qu’il n’aurait jamais pensé en grande dévote du capital. Les clichés ont la vie dure !

Pourquoi les riches restent riches ? Parce qu’ils font travailler leur argent… et pourquoi on devrait se priver d’outils pour fructifier notre capital, notre patrimoine ?

Il existe des moyens pour aligner la démarche d’investissement avec ses valeurs.

L’investissement responsable sur les marchés financiers

En Bourse, on a la notion d’Investissement Socialement Responsable :  on prend en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans la sélection des investissements. On peut placer aussi bien en fonction des thématiques, des territoires, des objectifs.

Pour prendre mon exemple, j’ai récemment diversifié mon assurance vie à 10% dans un fonds ISR. Ce dernier est investi dans des actions de sociétés répondant à des critères extra financiers de gestion socialement responsable, liées au thème de l’eau. L’objectif de ce fonds est de s’approcher d’un indice de référence.

Depuis le début de l’année, c’est 42 milliards d’euros investis sur ces fonds. Et la demande ne fait que croître.

Comme pour tout investissement en Bourse, le critère ISR ne doit pas être le seul à prendre en compte : la composition du fonds et sa diversification, le gestionnaire, la volatilité constatée… Comme pour tout investissement, il est important d’investir que ce qu’on est prêt à perdre ! 

Investir responsable via le financement participatif

Que ce soit en crowdfunding (don défiscalisé), crowdlending (prêt obligataire) ou en crowdequity, il y a matière à investir responsable et solidaire.

Attention : les performances passées ne préjugent pas des performances présentes et futures. Je ne fais pas de conseil ici, je ne suis pas conseillère en patrimoine. Je raconte sur ce blog mon retour d’expérience sans que cela soit une incitation à l’investissement sur des instruments financiers. J’en appelle à ton libre arbitre sur l’utilisation des informations que je te fournis sur le blog en général, et cet article en particulier.

En ce moment je suis plus particulièrement la plateforme LITA.co, et j’étudie un projet pour un possible investissement d’ici la fin de l’année.

Je ne peux pas te conseiller tel ou tel projet, tout dépend des affinités, des souhaits et des possibilités de chacun.

Epargner solidaire

Je découvre ce dernier pan de l’investissement, a priori moins risqué que les fonds actions, obligations ou les prêts obligataires puisqu’il s’agit de mettre en épargne son capital et de reverser une partie des intérêts généré par le placement à des oeuvres / associations humanitaire. L’ambition avancée est le partage de la richesse créée. Je trouve l’idée très intéressante.

C’est en consultant la plateforme d’information NOVAFI (Nouvelle Finance) que j’en ai pris connaissance. L’épargne solidaire peut revêtir la forme de livrets d’épargne spécialisés, de Fonds d’Investissements de Proximité (FIP), de Fonds Commun de Placement (FCP), les actions non cotées … chacun avec leurs avantages et leurs inconvénients en termes de rentabilité, de risque, de fiscalité.

Et toi, est-ce que l’investissement responsable t’intéresse ? As-tu déjà investi avec cette optique ?

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