
Quand on ne s’autorise pas, on se prive.
Pendant des années, j’ai rangé un désir dans la case « impossible ».
Les bolides, les routes ouvertes, le flow au moment d’être au volant d’une Z3 : tout cela me semblait hors de portée.
J’avais deux raisons bien rangées pour expliquer pourquoi : l’accès au véhicule, et mon handicap qui, dans ma tête, excluait l’idée même d’un bolide automatique. Je m’étais convaincue que ce rêve n’était pas raisonnable, pas prioritaire, presque pas légitime.
Puis on m’a offert sept minutes sur circuit, au volant d’une Porsche 911.
Sept minutes où mes croyances se sont fissurées.
Ce n’était pas seulement la vitesse ou le bruit, c’était la permission donnée par d’autres et, surtout, la permission que je me suis enfin accordée.
J’ai compris que le vrai travail n’est pas la volonté, c’est de se donner le droit.
Et parfois, ce droit commence par un geste minuscule : accepter que quelque chose est possible pour soi.
Ce billet raconte ce basculement et ce qu’il révèle sur nos freins intérieurs.
Ces histoires qu’on se raconte et qui finissent par définir ce qu’on ose demander à la vie.
On croit manquer de courage, alors qu’on manque surtout d’autorisation intérieure.
Et quand cette autorisation arrive, même timidement, elle ouvre des portes qu’on pensait verrouillées.
Si tu as un rêve que tu repousses, si l’argent, la confiance ou les aménagements te semblent des barrières infranchissables, ce récit te parlera.
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Photo : Elmir Jafarov / Pexels
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