
Depuis le bilan de l’an dernier, beaucoup de choses se sont produites et sont venues égayer ou perturber mon chemin.
L’année 2025 a démarré depuis quelques semaines, mais il n’est jamais trop tard pour faire une petite rétrospective et se créer de nouveaux horizons.
On y va ?
Attention : les performances passées ne préjugent pas des performances présentes et futures. Je ne fais pas de conseil ici, je ne suis pas conseillère en patrimoine. Je raconte sur ce blog mon retour d’expérience sans que cela soit une incitation à l’investissement sur des instruments financiers. J’en appelle à ton libre arbitre sur l’utilisation des informations que je te fournis sur le blog en général, et cet article en particulier.
Troubles en séries… saison 2
Politique et économie n’ont encore une fois pas offert de terrain stable.
2025 a prolongé les secousses de l’année précédente : escalade au Moyen‑Orient, tensions persistantes en Ukraine, crispations politiques en Europe, et un climat international marqué par des décisions commerciales américaines imprévisibles.
Depuis la France, ces turbulences ont continué d’imprimer leur marque sur les marchés financiers, l’énergie, les taux et la confiance globale.
SCPI : entre prudence et nouvelles dynamiques
L’immobilier, lui, n’a pas retrouvé son souffle. Le désamour pour les bureaux post‑COVID reste bien installé, les coûts énergétiques demeurent élevés, et les taux, même en légère détente, n’ont pas suffi à relancer franchement le secteur.
Après la vague de révisions imposées par l’AMF en 2023 et le marché encore fébrile en 2024, l’année 2025 a confirmé que les SCPI évoluent dans un nouveau paradigme.
La collecte est restée modérée, freinée par la prudence des investisseurs. Les sociétés de gestion ont continué à diversifier : santé, logistique, commerces de proximité, immobilier européen hors France. Les SCPI les plus robustes ont poursuivi leur stratégie sans endettement, privilégiant des acquisitions ciblées et une gestion serrée.
Les règles de valorisation imposées par l’AMF (cette fameuse fourchette de ±10 % autour de la valeur de reconstitution) ont encore joué un rôle structurant.
La volatilité a été moins brutale qu’en 2023, mais la discipline est restée de mise : les SCPI ne sont plus un produit “tranquille”, mais un actif cyclique qui demande du suivi, des arbitrages et une vraie stratégie.
Marchés financiers : résilience, encore
Comme en 2024, les marchés ont montré une résilience presque paradoxale.
Malgré les tensions géopolitiques, les dividendes mondiaux ont continué de progresser, portés par les grandes entreprises, les banques et les géants technologiques.
La politique américaine pro‑marchés et pro‑crypto a continué d’influencer les flux, même si l’incertitude commerciale (ex: droits de douane) a ajouté une dose de volatilité.
En France, les entreprises du CAC ont maintenu des niveaux de distribution élevés, confirmant une tendance déjà visible l’année précédente.
Des réalisations (encore) plutôt que des objectifs
En 2024, j’écrivais :
« Je n’étais pas à l’aise pour me fixer des objectifs alors que je rentrais dans une phase d’incertitude. »
En 2025, j’ai prolongé cette posture prudente, au point que j’ai eu du mal à poser des objectifs avant cet été.
J’ai préféré des intentions claires à des objectifs chiffrés, et cela m’a permis de rester en mouvement, même dans un contexte incertain.
Un récapitulatif de mes intentions :
- Générer un montant de revenus de placement (plus values latentes et revenus encaissés) égal à 15600€ annuels (soit 1300€ par mois), porté par les actions et la pierre-papier
- Sécuriser et reprendre les investissements en crypto
- Avoir 1 à 2 clients payants en coaching individuel
- Préparer un grand voyage pour 2026
Mes investissements financiers en 2025
J’investissais en bourse via plusieurs enveloppes : le PEA, le PER, l’assurance-vie et l’épargne salariale.
Sur le PEA
Outre l’achat régulier de nouvelles parts pour renforcer les lignes existantes, j’ai eu 3 évènements marquants :
- La ligne inscrite au nominatif administré depuis 2024 a généré un complément en espèces, en plus de la réception des dividendes. Le début de l’effet boule de neige ?
J’ai inscrit de nouvelles parts au nominatif administré sur cette société. Elles sont bloquées pour 2 ans. - J’ai liquidé la ligne investie dans la grande distribution, après avoir constaté une stagnation. J’ai ensuite réinvesti sur mes autres lignes.
- J’ai récupéré une partie placée en fonds monétaire pour le réinvestir en actions.
Sur l’assurance-vie
Sur le premier contrat, je détiens historiquement 3 fonds euros. J’ai réalisé quelques arbitrages pour réduire mon exposition au fonds euro le moins performant.
Tout au long de l’année, j’ai eu des versements programmés sur le fonds euro boosté, combiné à 4 fonds (3 thématiques et 1 indiciel distribuant).
Côté immobilier locatif en pierre-papier via une assurance-vie dédiée, j’étais investie sur 3 SCPI,
Les revenus réguliers (mensuels ou trimestriels) ont été régulièrement redispatchés sur les 2 SCPI encore ouvertes à l’investissement.
A date je suis toujours sur 3 SCPI et 1 fond euros.
Sur le Plan Epargne Retraite
Pour le Plan Epargne Retraite, j’ai arbitré toute la ligne SCI pour me concentrer sur : le fonds euros, l’ETF capitalisant (moins cher en frais que les fonds proposés par le gestionnaire), et le fonds de private equity.
Sur le financement participatif
Concernant le financement participatif, je n’ai pas fait d’investissement.
J’ai également testé le crowdfunding immobilier avec une nouvelle plateforme, sur 2 projets, pour 300€ en tout. L’un des 2 a été remboursé début 2025, et j’ai réinvesti sur un nouveau projet avec la même somme.
Le second est en retard et fait l’objet d’intérêts de pénalités.
Pour le moment, je continue d’observer.
Sur la crypto
Côté crypto, l’action principale a été de sécuriser une partie de ma plus-value obtenue, avant de recommencer à investir.
La surprise de 2025 (épargne salariale)
Fermeture de mon PEE, dernier vestige de mon salariat, 5 ans après le dernier versement. Les fonds récupérés ont basculé sur le PEA
L’actionnariat salarié a repointé le bout de son nez. J’avais reçu des actions gratuites il y a plus de 10 ans, et je les avais perdu de vue. Par le truchement d’un versement de dividendes, je les ai retrouvé et réinscrit mes coordonnées postales et bancaires à jour.
Dans la foulée, cette société étant cotée, j’ai reçu tous les dividendes en attente de versement, sur 5 ans écoulés.
Et j’ai fini par vendre les titres pour récupérer la somme et basculer en PEA.
Moralité : quand vous quittez votre employeur, assurez-vous de bien mettre à jour vos coordonnées sur vos dispositifs d’épargne salariale 😉
Le bilan financier côté perso en chiffres
L’intention fixée l’an dernier a été suivie. Force est de constater que le résultat global est nettement au dessus du résultat de l’an précédent.
Ci-après la répartition des rendements obtenus.
Pour être précise et transparente, je comptabilise les plus-values latentes aussi bien que les revenus réellement encaissés dans cet objectif.
Les résultats présentés sont net de frais (gestion, prélèvement sociaux) et prennent en compte la performance (plus ou moins-value).
| Rendement 2025 (€) | |
| Liquidités | 1.73 % de contribution au résultat |
| Long Terme Sans Risque | 3.16 % de contribution au résultat |
| Support Actions | 89.05% de contribution au résultat |
| Support Obligations | 1.42 % de contribution au résultat |
| Support Immobilier | 5.97 % de contribution au résultat |
| Affiliation | 0.00 % de contribution au résultat |
Sans conteste, et une nouvelle fois, les actions ont représenté la quasi-totalité du rendement 2025.
Fin 2025, la poche actions représentait 45.28% de mon patrimoine financier (contre 40.65% en 2024) et a fait 21 points de performance en moyenne par support.
Dans cette poche actions, j’inclue :
- les titres vifs et ETF/trackers détenus dans le PEA (+30.60% de performance, en comptant les dividendes)
- les fonds détenus dans l’assurance-vie (+18.65% de performance)
- les fonds détenus dans le PEE (+16.39% de performance)
- les fonds détenus dans le PER (+20.57% de performance)
Je ne pourrai pas finir cette partie financière sans parler des crypto-actifs.
Pour des raisons de sécurité, je n’en dirai pas plus sur les résultats obtenus.
Le bilan financier côté professionnel
Au niveau financier, j’ai également bouclé mon 5ème bilan comptable. Je continue à travailler la résilience de mon activité.
Pour cela, j’ai réalisé diverses opérations depuis ma trésorerie :
- Arbitrage sur le contrat de capitalisation pour sortir du fonds euro et de l’obligataire et aller vers du private equity
- Placement en compte à terme de l’équivalent de deux ans de charges (salaires + charges d’exploitation)
- Nouveau : ouverture de mon compte-titres société pour investir en bourse, moins cher que par le contrat de capitalisation
J’aurai voulu acheter des SCPI usufruit mais le marché est désormais compliqué. A moins de démembrer soi-même…
Ces investissements initiés en 2025 ont porté leurs fruits avec :
- la réception des revenus de SCPI, pour l’une de manière mensuelle, et pour l’autre de manière trimestrielle
- les intérêts du capital placé en comptes à terme échus
Je n’ai jamais parlé de ces supports ici. C’est dans la liste d’attente 😀
Au regard de ce que j’arrive à faire en solo, je suis mitigée sur les performances du contrat de capitalisation et je challenge mon conseiller dessus.
Le bilan sur les autres domaines
Mon activité d’indépendante a été plus qu’intense en 2025.
Une année pleine de mission chez un client, et la formation de coach professionnelle en parallèle.
Concernant l’accompagnement en finances personnelles, 8 séances, 3 appels découvertes dont 2 qui se sont convertis en vrais coaching payants.
Je n’ai toujours pas mis d’objectif de chiffres d’affaires, cette activité reste secondaire pour moi, pour le moment.
Mais ça va changer. Ces 6 derniers mois m’ont permis de clarifier la structure complète de mon activité, finances personnelles incluses.
Je compte investir un peu plus sur la communication et la visibilité de celle-ci. En attendant, si tu en as envie, prenons rendez-vous, le 1er échange est gratuit.
Côté « envie », le projet grand voyage en 2026 a été la plus grosse dépense et un super moment.
Parce qu’après tout, investir dans de beaux souvenirs, c’est plutôt chouette.
En résumé
3 réalisations sur 4, des résultats financiers intéressants et de nouveaux terrains de jeux.
J’ai navigué avec l’émergent, trouvé de belles concrétisations et appris.
Quels nouveaux horizons pour 2026 ? Toujours plus loin, toujours plus haut !
Voilà, j’espère que cet article t’a plu. Retrouve-moi sur Instagram pour d’autres contenus.
Photo de Ady April sur Pexels