Mon bilan 2024 : naviguer entre vagues et victoires

Depuis le bilan de l’an dernier, beaucoup de choses se sont produites et sont venues égayer ou perturber mon chemin.
L’année 2025 a démarré depuis fooort longtemps, mais il n’est jamais trop tard pour faire une petite rétrospective et se créer de nouveaux horizons.
On y va ?

Attention : les performances passées ne préjugent pas des performances présentes et futures. Je ne fais pas de conseil ici, je ne suis pas conseillère en patrimoine. Je raconte sur ce blog mon retour d’expérience sans que cela soit une incitation à l’investissement sur des instruments financiers. J’en appelle à ton libre arbitre sur l’utilisation des informations que je te fournis sur le blog en général, et cet article en particulier.

Troubles en séries

Politique et économie n’ont pas été au beau fixe, les marchés financiers ont été largement impactés.
L’élection de Trump aux États-Unis, les guerres en Ukraine et en Palestine, la montée des tensions politiques en France et en Europe et les crises sociales qui s’en sont suivies ont profondément ébranlé les marchés financiers.

L’immobilier pâtit toujours du désamour post-COVID pour les bureaux, de la hausse des taux et de la flambée des prix de l’énergie. Sur le plan personnel, je n’avais pas d’objectifs fixes, mais me concentrer sur mes réalisations s’est avéré plus durable pour moi.

Le boom des néo-SCPI dans un marché immobilier tourmenté

Après le choc de 2023, marqué par la décision inédite de l’AMF d’imposer une révision anticipée des valeurs de parts, l’année 2024 a confirmé que le marché des SCPI entrait dans une nouvelle phase.

La correction amorcée fin 2022 sur l’immobilier tertiaire a continué de peser, mais elle a aussi ouvert des fenêtres d’opportunité : pas moins de 18 nouvelles SCPI ont vu le jour en 2024, contre seulement 7 l’année précédente.

La plupart ont adopté des stratégies de diversification sectorielle et géographique, parfois avec des thématiques ciblées (santé, bien‑être, commerces de périphérie) pour séduire des investisseurs en quête de rendement et de résilience.

La collecte globale du marché est restée en retrait (‑39 % par rapport à 2023), mais certains véhicules ont tiré leur épingle du jeu. L’un d’entre eux a maintenu un taux de distribution brut de 6,01 % pour la cinquième année consécutive, sans part en attente de retrait au 31 décembre 2024. Son portefeuille, valorisé à 549 M€, reste majoritairement composé de bureaux (93 %) et réparti sur cinq pays européens, avec deux acquisitions ciblées réalisées sans endettement.

Les règles de valorisation imposées par l’AMF demeurent strictes : le prix de part doit rester dans une fourchette de ± 10 % autour de la valeur de reconstitution, sous peine d’ajustement immédiat. En 2023, cette contrainte avait provoqué des baisses allant jusqu’à ‑17 % et un blocage temporaire du marché. En 2024, la volatilité a été moins brutale, mais la prudence reste de mise, la baisse de collecte limitant encore la capacité d’investissement de nombreuses sociétés de gestion.

Les marchés financiers et la résilience

Côté marchés financiers, étrangement ils ont été globalement résilients.

En 2023, les paiements de dividendes dans le monde ont atteint un chiffre record de 1750 milliards de dollars (soit environ 1 516 milliards d’euros), ce qui représente une augmentation de 6,6 % par rapport à l’année précédente. Cette croissance a été soutenue notamment par les banques, et les Sept Magnifiques américaines .

En France, les grandes entreprises ont également versé des dividendes à un niveau record, avec plus de 68,8 milliards d’euros distribués par les 40 entreprises françaises recensées, en hausse de 1% par rapport à l’année précédente.

L’élection d’un président américain pro-Bourse et pro-crypto n’est pas sans impact sur le comportement des marchés.

Des réalisations plutôt que des objectifs

Je n’étais pas à l’aise pour me fixer des objectifs alors que je rentrais dans une phase d’incertitude au niveau finances.

A-mi année, j’ai retrouvé un peu plus de clarté et noté des réalisations ou des intentions plus que des objectifs

  • Générer un montant de revenus de placement (plus values latentes et revenus encaissés) égal à 9600€ annuels (soit 800€ par mois), porté par les actions et la pierre-papier
    Avec un objectif global de 5% minimum de rendement des dividendes et/ou SCPI
  • Démarrer ma formation de coach professionnel
  • Reboot de mon offre d’accompagnement en finances personnelles
  • Sécuriser et reprendre les investissements en crypto

Mes investissements financiers en 2024

J’investissais en bourse via plusieurs enveloppes : le PEA, le PER, l’assurance-vie et l’épargne salariale.

Sur le PEA, outre l’achat régulier de nouvelles parts pour renforcer les lignes existantes, j’ai eu 3 évènement marquants.
La ligne inscrite au nominatif administré a généré une nouvelle action gratuite et un complément en espèces, en plus de la réception des dividendes. Le début de l’effet boule de neige ?

J’ai liquidé la ligne investie de manière indirecte dans l’immobilier (matériaux de construction) qui a globalement souffert de l’état du marché. J’ai ensuite réinvesti vers d’autres lignes plus porteuses.

J’ai également créé une nouvelle ligne d’ETF World avec un prix d’achat faible, dans l’idée de diversifier niveau gestionnaire suite à la fusion Amundi – Lyxor.

Côté assurance-vie, pas d’arbitrage massif réalisé cette fois.
Tout au long de l’année, j’ai eu des versements programmés sur le fonds euro boosté, combiné à 4 fonds (3 thématiques et 1 indiciel distribuant).

Côté immobilier locatif en pierre-papier via une assurance-vie dédiée, j’étais investie sur 5 SCPI, j’ai arbitré drastiquement et reserré le portefeuille sur 4 SCPI, dont 1 nouvelles et 2 résistantes, et une autre dont je me débarrasserais plus tard. A date je suis sur 3 SCPI et 1 fond euros.

Pour le Plan Epargne Retraite, l’arbitrage fait tout au long de 2024 a été performant. Outre le fonds euros, le portefeuille est composée d’un ETF capitalisant (moins cher en frais que les fonds proposés par le gestionnaire), d’un fonds de private equity, et d’une SCI.

Concernant le financement participatif, j’ai souscrit à une campagne de collecte d’une startup spécialisée sur les finances personnelles au féminin. La somme versée a généré une réduction d’impôt sur les revenus.
J’ai également enregistré ma première moins-value officielle en crowdequity, que j’ai pu saisir lors de la déclaration des revenus 2024. La société investie a été revendue pour 1€ symbolique !

J’ai également testé le crowdfunding immobilier avec une nouvelle plateforme, sur 2 projets, pour 300€ en tout. L’un des 2 a été remboursé début 2025 au bout d’un an.

Côté crypto, l’action principale a été de fermer mon compte Coinbase. J’ai cherché un moyen simple pour transvaser mes cryptos entre les 2 comptes.
Au début, j’ai testé l’envoi entre les 2 adresses et j’ai trouvé les coûts de transfert prohibitifs. Finalement j’ai préféré sortir en euros progressivement et réinvestir gratuitement sur Bitpanda.

Le bilan financier côté perso en chiffres

L’intention fixée l’an dernier a été suivie. Force est de constater que le résultat global est nettement au dessus du résultat de l’an précédent.
Ci-après la répartition des rendements obtenus.
Pour être précise et transparente, je comptabilise les plus-values latentes aussi bien que les revenus réellement encaissés dans cet objectif.
Les résultats présentés sont net de frais (gestion, prélèvement sociaux) et prennent en compte la performance (plus ou moins-value).

 Rendement 2024 (€)
Liquidités3.09 % de contribution au résultat
Long Terme Sans Risque3.70 % de contribution au résultat
Support Actions89.66% de contribution au résultat
Support Obligations0 % de contribution au résultat
Support Immobilier3.54  % de contribution au résultat
Affiliation0.01 % de contribution au résultat

Sans conteste, les actions ont représenté la quasi-totalité du rendement 2024.

Le support immobilier est enfin repassé en positif suite aux arbitrages dans mon assurance-vie.

Fin 2024, la poche actions représentait 40.65% de mon patrimoine financier (contre 40.7% en 2023) et a fait 20 points de performance en moyenne par support.
Dans cette poche actions, j’inclue :

  • les titres vifs et ETF/trackers détenus dans le PEA (+19.37% de performance, en comptant les dividendes)
  • les fonds détenus dans l’assurance-vie (+24.80% de performance)
  • les fonds détenus dans le PEE (+20.60% de performance)
  • les fonds détenus dans le PER (+18.40% de performance)

Je ne peux pas finir cette partie financière sans parler des crypto-actifs.
A fin 2024, mon unique portefeuille avoisinait les 5420€ pour 2320€ investis, sur bitcoin et ethereum.

Le bilan financier côté professionnel

Au niveau financier, j’ai également bouclé mon 4ème bilan comptable. Je continue à travailler la résilience de mon activité.

Pour cela, j’ai réalisé diverses opérations depuis ma trésorerie :

  • Achat de SCPI en usufruit (en passant par mon conseiller en gestion de patrimoine) sur 2 sociétés de gestion, pour des durées maximales de 5 ans.
  • Arbitrage sur le contrat de capitalisation pour sortir des SCI et aller sur des fonds obligataires
  • Placement en compte à terme de l’équivalent de deux ans de charges (salaires + charges d’exploitation)

Ces investissements initiés en 2023 ont porté leurs fruits avec :

  • la réception des premiers revenus de SCPI dès février 2024
  • les intérêts du capital placé en comptes à terme échus.

Je n’ai jamais parlé de ces supports ici. C’est dans la liste d’attente 😀

Au regard de ce que j’arrive à faire en solo, je suis mitigée sur les performances du contrat de capitalisation et je challenge mon conseiller dessus.

Le bilan sur les autres domaines

Mon activité d’indépendante a été bousculée en 2024.
Les 6 premiers mois ont été sans mission. Heureusement, la trésorerie était là pour accompagner les mois sans rentrée.
Les 6 premiers mois ont été aussi compliqués au niveau personnel, suite à des évènements familiaux.

Niveau budget, j’ai adopté une démarche prudente, de minimisation des coûts (salaire) et limiter les investissements à ce qui était soutenable.

Concernant l’accompagnement en finances personnelles j’ai pu accompagner 1 personne à révolutionner leur rapport avec leur argent. Des nombreux appels découverte mais aussi des coaching offerts.
Je n’ai toujours pas mis d’objectif de chiffres d’affaires, cette activité reste secondaire pour moi, pour le moment.
J’itère à chaque fois sur l’affinage de mon offre et cette année, je compte investir un peu plus sur la communication et la visibilité de celle-ci. En attendant, si tu en as envie, prenons rendez-vous, le 1er échange est gratuit.

En septembre 2024, j’ai démarré ma formation en coaching professionnel, et je suis désormais certifiée depuis juin 2025 !

Côté « envie », toujours du sport, et consultation de spécialistes pour travailler la tête et le corps, des investissements qui ont fait la différence en 2024.
La plus grosse dépense niveau loisirs, un peu sur un coup de tête, c’est sans doute l’achat des 2 billets pour la finale de basket féminin aux Jeux Olympiques de Paris 2024.

Parce qu’après tout, investir dans de beaux souvenirs, c’est plutôt chouette.

En résumé

2 réalisations sur 4, des résultats financiers intéressants et de nouveaux terrains de jeux.

J’ai navigué avec l’émergent, trouvé de belles concrétisations et appris.

Quels nouveaux horizons pour 2025 ? Toujours plus loin, toujours plus haut !

Voilà, j’espère que cet article t’a plu. Retrouve-moi sur Facebook et Instagram pour d’autres contenus.


Photo de Chelsey Horne sur Pexels